Enea : Les élèves de l’option latin ayant mené tout un travail sur le thème de l’astrologie, nous, les élèves de l’option cinéma-audiovisuel, les avons enregistrés pour en faire un podcast. Mais le travail ne s’est pas arrêté là, car avec Eva, nous avons ensuite dû faire le montage. Nous avons donc coupé les parties en trop, ajouté de la musique adaptée au sujet et harmonisé le volume sonore de celle-ci en fonction de la personne qui parlait. J’ai beaucoup aimé me lancer dans ce projet et découvrir l’histoire des différents signes astrologiques. J’ai appris à rechercher des musiques libres de droits pour pouvoir les ajouter dans le montage. Nous étions très libres sur ce projet et avons pu choisir les musiques et les bruitages qu’on voulait, ce qui m’a beaucoup plu.
Eva : Ce projet nous a pris quelques séances car un montage, ça prend beaucoup de temps ! Couper toutes les hésitations, recoller les bouts, harmoniser les volumes, etc. Ce qui m’a plu, c’est la créativité qu’on pouvait ajouter uniquement par le son. Les musiques et les bruitages, pour nous, avaient pour objectif d’être immersifs et de créer une ambiance cosmique, comme dans les étoiles. J’ai compris que le son, parfois négligé, est une toile vierge qui peut être utilisée de diverses façons. Nous avons donc choisi des sons de guitare, ou des sons souvent entendus dans des films sur l’Espace et en cela, nous avons pu embellir ce podcast avec un contenu tout à fait unique.
Bonne écoute !
Enea Luherne et Eva Caglar
Élèves de seconde et première de l’option cinéma-audiovisuel
Etienne Velay, professeur de mathématiques au Lycée français de Varsovie depuis 4 ans, cultive une passion pour les mathématiques depuis son plus jeune âge. Après avoir obtenu le CAPES en 2015 et un master à l’université de Caen en 2016, il a passé plusieurs années à enseigner dans divers établissements en France, avant de rejoindre le LFV en 2020. Il partage avec nous sa vision de l’enseignement et de précieux conseils pour les élèves…

J’ai toujours eu une attirance pour les mathématiques depuis l’enfance. De mon point de vue, à la différence d’autres disciplines, elles permettent au prix de démonstrations rigoureuses d’arriver à des conclusions certaines. Cette passion pour la matière et la volonté de développer la pensée critique chez les jeunes m’ont amené à l’enseignement des mathématiques.
Après avoir réussi le CAPES en 2015 et obtenu mon master à l’université de Caen en 2016, j’ai commencé ma carrière en tant que professeur remplaçant dans divers établissements de la Manche. J’ai par la suite enseigné pendant un an dans un lycée à Beauvais avant de rejoindre le lycée français de Varsovie en 2020. J’ai eu face à moi des élèves de la 6ᵉ à la Terminale.
Actuellement, j’enseigne les mathématiques aux classes de 4ᵉ et de 2ᵈᵉ, ainsi que l’option « mathématiques complémentaires » aux élèves de Terminale. Je suis également professeur principal d’une classe de 4ᵉ.
Je constate également ces difficultés depuis plusieurs années. Il n’est pas rare que des élèves comprennent mal les fractions ou peinent à résoudre une équation ou à appliquer des formules géométriques. Ces difficultés se font ressentir au LFV dans une moindre mesure par rapport à la France. Cette différence s’explique probablement par des conditions d’apprentissage plus favorables au LFV, comme les classes à effectifs réduits.
En début d’année, il n’est pas rare d’entendre des élèves se dire « nuls » en maths. Lorsque certains de mes élèves ont une faible estime de leurs compétences en mathématiques, ma priorité est de leur redonner confiance. Je compare souvent l’apprentissage des mathématiques à la pratique d’un sport ou d’un instrument de musique : pour progresser, il faut s’entraîner, répéter des exercices, accepter de se tromper et apprendre de ses erreurs.
Ce sont des outils qui m’ont intéressé dès le début de ma carrière pour les utiliser en classe. La période du Covid m’a poussé à améliorer mon utilisation du numérique. J’ai donc à ce moment fait l’acquisition d’une tablette graphique : je pouvais alors à la fois parler et illustrer mes propos : tout se dessinait ou s’écrivait en direct sur l’écran de chaque élève.
Aujourd’hui, j’utilise quotidiennement cette tablette en classe combinée avec le vidéoprojecteur. J’enregistre et je partage l’ensemble des écrits du cours sur le Drive : les élèves peuvent y revenir à tout moment. Sans cet outil, il ne me serait pas possible pendant une séance d’écrire des formules mathématiques manuscritement au tableau puis de les enregistrer. Désormais, je peux même revenir sur ce travail et le modifier lors d’une autre séance.
Je donne régulièrement des séquences d’exercices en ligne via le site Sacado. Ce site propose une visualisation claire de l’avancée des élèves dans leur travail, un choix large et varié d’exercices avec leur correction ainsi que la possibilité d’adapter une séquence aux besoins spécifiques de chaque élève.
Même les élèves ne se destinant pas à des études scientifiques doivent comprendre que les mathématiques développent avant tout la logique et le raisonnement. Ceux qui souhaitent poursuivre des études scientifiques doivent impérativement choisir la spécialité « mathématiques » en première et terminale.
Pour se préparer à cette spécialité, il est crucial d’avoir des bases solides en mathématiques. Les élèves doivent régulièrement revoir leurs cours, s’exercer à la maison, notamment en refaisant les exercices vus en classe, et ne pas se démotiver après une mauvaise note. La persévérance est l’élément-clé dans l’apprentissage des mathématiques. Toute ma pratique vise à ce que mes élèves atteignent cette attitude et ce niveau-là.
L’action “żonkile” (Jonquilles) s’est déroulée une nouvelle fois au LFV, ponctuée de moments forts et d’émotions partagées. Le 18 avril, la projection du film « Insurgées » au Musée Polin a marqué le début des commémorations, suivie le lendemain par la distribution de jonquilles dans l’enceinte du lycée, symbole d’un devoir de mémoire vivace...
Près de 150 lycéens du LFV ont eu le privilège d’assister à l’avant-première du film « Insurgées » de Rafael Lewandowski à l’Auditorium du Musée Polin, le 18 avril. Ce film poignant, a plongé les élèves dans les méandres de l’insurrection du Ghetto de Varsovie, mettant en lumière le courage et la résistance des polonais face à l’horreur nazie.
La projection a été suivie d’une discussion animée par deux élèves de Terminale, Antonia Gorska et Antonia Woroszylska, en présence de 400 lycéens issus de divers établissements de Varsovie. Cet échange riche a permis aux élèves de partager leurs réflexions sur le film et d’en apprendre davantage sur le processus de création et les motivations du réalisateur.
Le 19 avril, et comme chaque année, les élèves du LFV ont distribué des jonquilles, ces fleurs jaunes emblématiques du soulèvement du ghetto de Varsovie. Ce geste symbolique a ravivé le souvenir des victimes et réaffirmé l’engagement du lycée dans la transmission de la mémoire auprès des jeunes générations.
Le groupe V Filar, composé de trois élèves de 2nde (Tomek Jaskowski, Tymon Gorski et Kostek Janczarski), a apporté sa contribution à l’action Zonkile en publiant une chanson rap rendant hommage aux héros du ghetto. Ce morceau poignant, empreint de maturité et de sagesse, a été salué par les médias et par des artistes polonais renommés.
Découvrez leur chanson :
Après la projection du film, les élèves de l’option cinéma-audiovisuel ont eu le privilège d’interviewer le réalisateur Rafael Lewandowski. Cette rencontre inspirante a donné naissance à leur premier court métrage, premier petit film d’une série dont l’objectif est de commémorer la mémoire de toutes les victimes des génocides du XXe siècle et de promouvoir un message de paix.
Visionnez ci-dessous l’interview de Rafael Lewandowski :
Du 15 au 19 avril 2024, la Zone Europe Centrale et Orientale de l’AEFE a célébré la Semaine de la Maternelle, une semaine riche en découvertes et en émerveillement pour les tout-petits. Nos élèves de maternelle se sont transformés en explorateurs de la nature et en globe-trotters, créant des univers enchanteurs et partageant leurs aventures avec leurs familles et leurs camarades...
Une forêt enchantée à explorer
La salle de danse s’est transformée en une forêt magique, peuplée d’arbres poétiques et de créatures merveilleuses. Les enfants de la classe de TPS ont observé avec attention les changements de saison dans le jardin de l’école, reproduisant ensuite les couleurs et les formes de la nature dans leurs œuvres. Le monde marin et celui des abeilles ont également inspiré leurs créations, donnant vie à un univers féérique.
Vendredi 19 avril, les familles étaient invitées à plonger dans cette forêt enchantée, bercées par des chants d’oiseaux et à décorer des fleurs avec les enfants pour les accrocher à l’arbre textile. Un moment de partage et d’émerveillement pour petits et grands.
Un tour du monde des cultures et des saveurs
Les élèves des classes de MS/GS, GS et GS/CP ont entrepris un grand voyage virtuel, explorant les quatre coins du globe. Ils ont découvert douze pays, admirant leurs monuments emblématiques, écoutant leur musique et s’imprégnant de leurs cultures. Ils ont constitué des petites présentations à partir d’objets rapportés de leurs voyages en famille. Une exposition a rassemblé ces trésors, ainsi que des centaines de productions artistiques illustrant les différents pays et les carnets de voyage de ces explorateurs en herbe.
Jeudi 25 avril, ils ont accueilli leurs parents pour un grand vernissage, devenant les guides officiels de cette exposition extraordinaire. Toutes les classes de l’école étaient également invitées à partager ce moment unique. Le lendemain, un goûter du tour du monde a permis aux enfants de savourer des spécialités culinaires des pays qu’ils avaient explorés. Un voyage gustatif qui a ravi leurs papilles et enrichit leur connaissance du monde !
La Semaine de la Maternelle ZECO a été une véritable ode à la nature et à la découverte du monde. Les enfants ont donné libre cours à leur imagination, à leur créativité et à leur curiosité, s’épanouissant dans des projets pédagogiques ludiques et stimulants. Ce fut une semaine de partage, d’échanges et de bonheur, qui a permis aux tout-petits de s’émerveiller devant la beauté du monde et de s’ouvrir à la richesse des cultures. Bravo à tous les acteurs de cette semaine extraordinaire !
Du 10 au 14 juin 2024, le Lycée Français de Varsovie a vibré au rythme des Jeux de la ZECO, une compétition sportive et culturelle qui a réuni 12 équipes d’élèves des établissements français de la zone ZECO-AEFE. Nos six représentants, Meta Lukaseviciute, Celina Kazimierczak, Jagoda Lopatniuk, Alexandre Dupont, Mohamed Ibrahim et Nikolas Faroche, ont porté haut les couleurs du LFV avec détermination et sportivité...
La semaine a débuté par une cérémonie d’ouverture officielle, présidée par M. Quentin Duvauchelle, proviseur du Lycée Français de Zurich. Les douze équipes ont été présentées sous les acclamations du public et l’exposition des photos gagnantes du Concours photo ZECO 2023/2024 a été inaugurée, ajoutant une touche artistique à cet événement festif.
Dès le lendemain, les compétitions ont débuté avec des matchs de tennis de table et de badminton, mettant à l’épreuve la réactivité et la précision de nos athlètes. Le reste de la semaine, nos sportifs se sont affrontés lors de courses d’orientation, courses en relais, triathlon athlétiques, et football !
Au-delà des épreuves sportives, les Jeux ZECO ont été l’occasion pour nos élèves de découvrir la ville de Zurich et ses richesses culturelles. Ils ont également pu tisser des liens d’amitié avec leurs camarades des autres établissements participants, partageant des moments de convivialité et d’échanges autour de la langue française et des valeurs communes au sport.
La semaine s’est achevée sur une cérémonie de clôture, célébrant les exploits sportifs des participants et l’esprit de camaraderie qui a régné tout au long de la compétition. Les élèves du LFV ont quitté Zurich le cœur rempli de souvenirs inoubliables et la satisfaction d’avoir représenté dignement leur établissement.
La participation du Lycée Français de Varsovie aux Jeux ZECO s’inscrit dans le cadre de notre engagement fort pour le sport et l’éducation. Nous sommes fiers d’avoir obtenu le label « Génération 2024« , décerné par l’AEFE – Agence pour l’enseignement français à l’étranger, en reconnaissance de notre implication dans le développement du sport scolaire et la promotion des valeurs véhiculées par le sport.
Nous tenons à féliciter chaleureusement nos six athlètes pour leur engagement, leur talent sportif et leur esprit d’équipe !
Après un premier numéro qui a connu un succès fulgurant, paru en décembre 2023, les apprentis journalistes du LFV sont de retour avec une deuxième édition de leur gazette ! Depuis le début de l’année scolaire 2023/2024, neuf élèves de CM2 se réunissent chaque mardi pour explorer leur passion pour l’écriture, la photographie et la mise en page au sein du Club Journalisme...

Pour cette deuxième édition, nos jeunes reporters ont troqué les interviews et reportages vidéo pour une publication écrite. Ils vous emmènent à la découverte de l’actualité de l’école, en commençant par l’engagement des élèves de CM2 dans le concours « Les Petits Champions de la Lecture ». Vous suivrez le parcours de Valentine, leur camarade finaliste, et découvrirez son expérience enrichissante.
En cette année olympique, notre gazette met également à l’honneur le sport à l’école !
Vous plongerez dans l’univers fascinant de l’aquascaping et découvrirez les aquariums d’ornement qui embellissent nos locaux…
Nos journalistes en herbe reviennent aussi sur la Semaine de la maternelle, un moment fort de l’année pour nos plus jeunes élèves, qui a permis de rapprocher les familles. Vous ferez également la connaissance de la nouvelle infirmière de l’école qui prend soin de nos élèves depuis maintenant trois mois.
Communiquer sur la vie de l’école a souvent permis de choisir des thèmes fédérateurs. Cependant, la progression des élèves-journalistes les a amenés à s’impliquer sur des sujets plus personnels ou suscitant leur intérêt. Ainsi, vous pourrez suivre les investigations conduites par nos élèves sur des sujets aussi variés que la malnutrition en Afrique ou les modes vestimentaires…
Félicitations à nos élèves pour leur engagement et bonne lecture !

Découvrez la deuxième édition de la Gazette ci-dessous :
La Gazette du LFV, n°2, Avril 2024
Présentation du film par Romain :
Psychose est un film réalisé en 1960 par Alfred Hitchcock qui a acheté les droits du livre et en a acheté tous les exemplaires en vente dans le simple but de garder la fin de son film secret. A l’époque de sa sortie, les gens rentraient dans le salle de cinéma quand ils le voulaient, même en plein milieu de la séance. Pour éviter le spoil, Hitchcock a expliqué aux salles de cinéma comment projeter son film et a beaucoup investi dans une campagne de pub pour que les gens aillent voir son film du début à la fin et ne puissent pas entrer en cours de projection. Une première, donc !
Analyse du film par Vanessa :
Psychose est un thriller horrifique d’Alfred Hitchcock qui s’inscrit dans l’histoire du cinéma comme un chef-d’œuvre du suspense, un “slasher”. Le film touche le thème de la paranoïa provoquée par un dédoublement de personnalité chez Norman Bates, personnage principal de l’intrigue. Il y a beaucoup de procédés “hors champ” et tout ne se voit donc dévoilé qu’à la fin du film, ce qui le rend encore plus fascinant. L’atmosphère que transmettent les cadrages et le choix du noir et blanc par Hitcock est celle d’une inquiétude et d’une extrême mystériosité. Si on est très attentif aux détails du film, chaque scène amène quelque chose de particulier au message final. La scène de la douche était, selon moi, une grande preuve d’audace de la part du réalisateur vu qu’elle rompt avec les codes classiques du cinéma. Psychose est aussi un film très psychologique car il est centré autour des troubles d’un esprit humain qui est hanté par plusieurs forces et dépossédé de lui-même. Cette intériorité influence le monde extérieur : plusieurs personnes en souffrent.
Critique du film par :
Enea – Ce qui m’a énormément plu dans ce film, c’est la musique qui transmet beaucoup d’émotions aux spectateurs et qui alimente le suspense. De plus, j’ai aimé le fait que le film soit en noir et blanc, cela nous permet de nous projeter dans une époque différente de la nôtre.
Luce – J’ai bien aimé les moments silencieux et les différents angles de caméra qui rendaient le film assez captivant. Cela donnait plus d’épaisseur à l’intrigue. C’est une combinaison géniale qui garde l’attention des spectateurs tout au long du film.



Point de vue de Martin, acteur (1er tournage) :
Personnellement, c’était mon premier tournage. Se retrouver seul devant la caméra était, au début, assez impressionnant, mais on s’habitue. On ne s’en rend pas compte en regardant le produit final, mais pour tourner une vidéo de quelques secondes, on a mis plus de 2 heures, avec beaucoup de “on la refait !”, (sans parler du montage). Cependant, je dois dire qu’après plusieurs essais, c’est assez satisfaisant.
Point de vue de Romain, acteur (2de tournage) :
Une semaine plus tard, nous avons entrepris un second tournage suite à une idée assez amusante de Luce, nous proposant d’utiliser la fenêtre opaque de la salle de CAV pour faire des images de Madame Bates. Cette même fenêtre sur laquel nous avons tenté, la semaine précédente lors du tournage principal, de simuler des barreaux de prison. Nous avions essayé de mettre des pieds de caméras et de lampes puis de les éclairer pour avoir des barreaux en contre-jour. Cette idée n’a absolument pas fonctionné… Mais cette fenêtre a quand même été utile lors du deuxième tournage, car nous avons réussi à prendre les ombres de Madame Bates à travers. Ca n’a pas été une mince affaire car l’espace était très restreint. Ce second tournage a été très fun et j’ai beaucoup aimé le faire, personnellement !
L’accessoiriste et la storybordiste, Luce :
Je me suis occupée des différents accessoires qui nous manquaient et qui étaient nécessaires à la scène. C’était assez sympa ! J’ai tout d’abord fait un origami de mouche, puisque dans cette scène, cet insecte se promène sur la main de Norman Bates. Finalement, notre monteuse Vanessa n’a pas retenu cette option et a plutot choisi d’y incruster une mouche sur fond vert trouvée sur Internet.

J’ai également réalisé un storyboard de l’ensemble de cette séquence comme vous pouvez le voir ci-dessous. Naori (qui est passée nous voir au CAV) a pris le relai en dessinant une machoire que nous avons photographiée sur fond vert pour l’incruster et la superposer à celle de Norman Bates, à la toute fin de la séquence.

Point de vue des réalisatrices :
Enea – Durant le tournage, j’ai pu me mettre dans la peau d’une réalisatrice et me rendre compte de la difficulté de ce métier, comme par exemple, prendre des décisions. Nous avons pu, avec Eva et Vanessa, diriger une équipe, décider de l’endroit du tournage, de notre acteur et de la façon de filmer. J’ai beaucoup aimé pouvoir travailler avec toute l’équipe car chacun avait un rôle précis et savait ce qu’il devait faire. Nous avons réussi à refaire la vraie scène et à montrer les aspects sombres et troublants de Norman, grâce à notre acteur, Martin.
Eva – Ce tournage était particulièrement intéressant car l’objectif était de reproduire cette scène le plus fidèlement possible. Pour cela, Enea et moi-même avons essayé de guider notre acteur, Martin, pour que les expressions faciales, le timing soient exactement identiques à la scène originale. Je trouve que cela a été très bien reproduit au final et Martin a très bien joué, non seulement face caméra et en voix off, ce qui nous a permis de satisfaire notre vision. Enfin, le cadre était difficile à trouver. Plusieurs possibilités s’offraient à nous, mais nous avons opté pour une sorte de fenêtre et ainsi approcher l’ambiance d’un commissariat. Quand tout a été converti en noir et blanc, nous avons pu enfin voir que notre vision avait pris vie.



J’ai aussi beaucoup apprécié l’engagement de toute l’équipe dans le projet. Bien qu’on ait décidé de se lancer dans ce projet de tournage une semaine avant, tout a été très fluide et grâce aux idées de Luce et Romain, nous avons pu ajouter quelque chose en plus avec Madame Bates, tout à la fin. Filmer avec Enea, co-réalisatrice, et Vanessa au montage nous a amenés à un résultat très satisfaisant. J’améliorerais cependant les préparatifs du tournage pour ne pas perdre de temps. Pour cela, il est impératif de ne pas seulement connaitre la scène, mais de l’avoir sur le bout des doigts, dans ses moindres détails.
Point de vue de Vanessa, monteuse :
Je dirais que le montage était une aventure. Au début, j’ai effectué tous les points les plus faciles, tels que le rassemblement des clips et l’addition du son et son découpage. Ensuite, j’ai rencontré quelques difficultés à créer un effet de zoom lent au début de la séquence. Celui-ci ayant été fait lors de la post-production, cela exigeait de la patience de ma part. Il était aussi difficile de trouver un bon générique d’ouverture qui pouvait illustrer l’atmosphère de cette scène. Cependant grâce aux conseils de mes camarades, de Monsieur Vavon et des idées qui flottaient dans l’air, j’ai pu avancer dans ma vision.
Comme vous pouvez le constater, beaucoup de travail et d’étapes pour arriver à ce remake. Alors, bon visionnage 🙂
Vanessa, Eva, Luce, Enea, Romain et Martin
Élèves de seconde, première et terminale de l’option cinéma-audiovisuel

Les élèves de 5ESP2, 4ESP1 et 1ESP ont contribué au projet « Le Mai des Langues » conduit chaque année par le réseau AEFE monde, à leur mesure et dans le respect des capacités de chacun, tout en s’inscrivant dans la progression pédagogique annuelle
Nous avons travaillé autour du thème « Santé par le sport » avec l’élaboration collective d’un petit texte autour du lexique du corps et des activités sportives : « Para estar en forma, mueve tu cuerpo » que les élèves ont ensuite mis en images (photos ou vidéos) et en son, afin de réaliser un petit montage vidéo publié sur le padlet Genially AEFE, phase bien plus amusante que la précédente, mise en pratique oblige…

Après avoir étudié l’amitié à l’adolescence, nous avons profité de l’opportunité du Mai des Langues pour consolider les objectifs visés et découvrir/approfondir le vocabulaire du sport. Après une présentation globale du projet les élèves ont pu choisir collectivement quels étaient les thèmes qu’ils souhaitaient retenir, les ont définis ensemble, et ont ensuite formé des groupes pour déterminer la forme et le fond qui leur correspondaient le mieux.
« Valeurs du sport » et « Amitié dans le sport» sont les deux gagnants.

Outre le travail sur la langue, ils ont aussi approfondi / mis en avant leurs capacités à collaborer, leur usage des TICE ou leurs qualités artistiques. Tout ceci a fait l’objet de deux montages vidéos publiés sur le padlet Genially AEFE.
Après une année de dur labeur à étudier scrupuleusement les axes au programme, nos plus grands ont eux aussi pu travailler autrement et librement autour du Mai des Langues 2024 : choix du thème, des supports, des groupes laissés à leur appréciation dont voici deux échantillons:
Merci à tous les participants pour leurs efforts et leur implication. S’exposer, collaborer et accepter les différences n’est pas toujours facile, vous l’avez fait, BRAVO !
Nos élèves de 3ème ont découvert, dans le cadre d’un projet en arts plastiques lancé par Mme Kanecka, une nouvelle exposition qui bat tous les records de fréquentation au Musée d’Art Moderne de Varsovie .
Paysanne ukrainienne, peintre autodidacte, et figure de l’art naïf, Maria Primachenko a fasciné Picasso avec ses tableaux colorés et fantasmagoriques…
Une partie de ses toiles se trouvait dans un musée qui a été détruit par les frappes russes en Ukraine et elles sont désormais exposées à Varsovie . Maria Primachenko est devenue un symbole de paix et d’identité ukrainienne.
Nos élèves ont également participé à un atelier de collage poétique, organisé dans le cadre de l’exposition. Après une visite guidée en anglais, chacun a pu choisir son image préférée et réaliser le découpage qui s’en inspire.


















Józef Wilkoń a peint et sculpté des représentations de Don Quichotte et Sancho Panza pendant plus de 60 ans.
Tout son héritage lié à Don Quichotte est exposé dans la galerie Prom Kultury de Saska Kepa. Nos élèves de cinquième ont eu l’opportunité de visiter cette belle exposition dans le cadre d’un projet croisé lancé par Mme Aleksandra Kanecka et Mme Isabelle Godard.
Sur place, ils ont réalisé des croquis qui serviront à créer des affiches et des cartes sur le thème du: « Voyage de Don Quichotte ». Dans le cadre de leurs enseignements en espagnol, ils liront notamment Don Quichotte de Cervantès dans une édition adaptée à leur niveau, et poursuivront le travail de découverte de ce monument de la culture espagnole.











Le jeudi 18 avril 2024, dans l’auditorium du Musée de l’Histoire des Juifs polonais Polin, nous avons pu voir en avant première, le film documentaire Insurgées ! Les résistantes du ghetto de Varsovie de Rafael Lewandowski.
Le public était composé de la totalité des lycéens du Lycée français de Varsovie et de quelques classes de lycées polonais.
À cette occasion, après la projection de ce documentaire bouleversant, nous, les élèves de l’option cinéma audiovisuel, avons eu la chance d’interviewer son réalisateur. Nous avons ensuite raconté cela en quelques minutes, premier petit film d’une série dont l’objectif est de commémorer la mémoire de toutes les victimes des génocides du XXe siècle et de promouvoir un message de paix.



Toujours sur le thème de la Shoah, Madame Joanna Sobolewska-Pyz nous apportera son témoignage alors enfant dans cette tragédie, puis direction Cracovie à l’usine de Schindler avec Madame Aleksandra Kanecka et son père qui nous retraceront l’histoire de ce lieu, l’histoire de ce Juste.
Monsieur Michèle Aharonian, quant à lui, évoquera le génocide arménien ; Monsieur Serge Rwigamba, celui des Tutsis au Rwanda ; Monsieur Dolkun Isa, quant à lui, le drame des Ouïghours.



De nombreuses idées nous traversent l’esprit pour diversifier ces contenus et impliquer au maximum notre établissement. La chorale pourrait, en effet, participer à la bande originale et les cours d’Arts plastiques dédier une partie de leur programme aux illustrations visuelles (dessins, bandes dessinées, origamis).
Remercions d’ores et déjà Mesdames Barbara Subko, Joanna Król Komła, Natacha Petit, Aleksandra Kanecka et le musée de Kigali pour leur aide.
Autant de petits films susceptibles d’encourager la réflexion et d’éveiller nos consciences. Car rien n’est jamais acquis pour toujours.
Luce Bessade
Élève de première de l’option cinéma-audiovisuel
C’est avec une grande émotion que nous apprenons le décès de Monsieur Daniel Raynal, ancien proviseur du Lycée Français de Varsovie entre 2014 et 2017.
Après un début de carrière comme chef d’établissement dans l’académie de Toulouse, il avait quitté la métropole pour l’étranger, dirigeant les établissements de Turin, de Varsovie, et Andorre, avant de rejoindre l’Établissement régional de La Marsa.
Homme de convictions et d’engagement, Daniel Raynal a marqué l’ensemble de la communauté de Varsovie par son dévouement envers l’établissement, son humanité, son sens de l’écoute et sa joie de vivre.
Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.
