DEKALOG

juin 3, 2026

Né de la collaboration entre le cinéaste Krzysztof Kieślowski et l’avocat Krzysztof Piesiewicz, le projet Dekalog/Le Décalogue est une œuvre monumentale. L’idée de départ était de confronter les dix commandements bibliques à la réalité brute et moderne de la Pologne post-communiste. Au fil de sa création, le projet a évolué pour devenir une exploration métaphysique universelle, où chaque film questionne la place de l’homme face à des forces qui le dépassent.

Avec l’équipe de l’option Cinéma Audiovisuel (CAV), nous avons choisi de vous présenter, en tentant d’entrer dans l’univers de Krzysztof Kieślowski Le Décalogue I et VII, face caméra !

Aziza : Nous avons choisi de filmer dans un cadre où on a mis en valeur la collection de DVD de l’option Cinéma-Audiovisuel, avec le coffret Dekalog en vitrine que nous avons pris dans nos mains dans la vidéo. Au début, nous voulions expliquer face caméra ce qui nous avait plu dans l’un des films de la série Le Décalogue ; et c’est ce que nous avons fait lors la première séance de tournage avec Noam. J’ai aidé à la prise de son pour être sûre qu’il soit de bonne qualité. J’aime beaucoup m’occuper de cette partie, car j’ai l’impression d’être totalement concentrée sur la tâche, ce qui nous isole dans une bulle. Malheureusement, certains plans n’étaient pas très réussis, ou bien les propos n’étaient pas clairs ou trop vagues.

Ensuite, avec M. Vavon, nous avons filmé des séquences où je “jouais” avec le coffret, en me cachant derrière, en l’observant ou en le rapprochant de l’écran. C’était assez amusant, même si j’ai eu un peu de mal à agir de façon naturelle devant la caméra. Enfin, on est passé à la prise de son d’une voix off, avec un texte que j’avais préparé. Mais il m’arrivait de vouloir improviser et là, je commençais à m’embrouiller !

Finalement, nous avons opté pour une voix off qui complétait les images par dessus, et je trouve ça bien plus intéressant visuellement plutôt que de parler simplement devant une caméra. J’ai cette impression de rentrer dans les pensées de la personne à l’écran, d’être dans une sorte d’intimité, et non une simple présentation où l’on nous parle de ce que nous avons apprécié dans l’œuvre. Cela permet aussi de varier les plans, même ceux où rien de particulier ne se passe.

Elizaveta : Toute nouvelle au CAV, ce projet m’a permis de comprendre comment se passe le tournage des films et j’ai découvert qu’un film se construit, en partie, après le tournage. Cette expérience m’a permis de voir l’envers du décor et de mieux comprendre tout le travail pour réaliser une production audiovisuelle. J’ai beaucoup apprécié participer à ce projet et je veux participer à d’autres !

Noam : On a commencé à filmer dans un cadre avec la collection de CD, mais de base, nous devions apprendre un texte et le réciter face caméra. Mais pour moi, ce fut difficile, car on me demandait de rester droit et de regarder l’objectif en restant statique. Ce qui allait contre ma nature, car j’ai pour habitude de parler avec les mains et de bouger. Cela fut pour moi très perturbant et j’avais du mal à me focaliser. Et ma présentation fut compliquée à prononcer malgré ma volonté, ayant des problèmes de diction. Mais nous avons pu trouver une solution avec un entraînement à l’articulation. Aussi avons-nous opté pour un enregistrement audio de mon texte. J’ai pu prendre mon temps, ce qui m’a beaucoup aidé à articuler et à me concentrer, car face caméra, avec les lumières, l’environnement technique et les personnes sur le plateau, j’étais grandement déconcentré et j’avais du mal à me focaliser sur ce que je devais faire malgré les conseils d’Arthur et de monsieur Vavon.

Bonne projection !

Aziza Ben Béchir, Elizaveta Adamovskaia, Noam Bouhlal, élèves de l’option cinéma-audiovisuel